Constant

Assemblée de la Commission des Cadrans Solaires de la Société d’Astronomie de France

Participation à l’organisation de l’assemblée de la Commission des Cadrans Solaires de la Société d’Astronomie de France le week-end du 22 /23 mai à Dijon

 

Visite des cadrans Dijonnais :

-Musée archéologique : cadran Solaire pierre tombale de Guillaume Ocquidem

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-Tour Philippe le Bon : Méridienne horizontale

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-Regards sur le cadran de l’hôtel de Vogué

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Vue de l'assemblée

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Remise de prix

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Dorothéa Klumpke - Roberts

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Programme de la journée

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Equation du temps

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Machine infernale

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Compte-rendu pour La Bulle (bulletin de la Société Astronomique de Bourgogne)

Soleil et Ombre à Dijon

 

Faisant suite à la venue de Denis SAVOIE (Directeur du département Astronomie du Palais de la Découverte) pour la Fête du Soleil 2009, l’assemblée de la Commission des Cadrans Solaires de la Société d’Astronomie de France c’est tenue à Dijon le week-end du 22/23 mai 2010.

Après quelques mois de préparation, nous voilà au travail une dernière fois ce samedi matin de printemps pour installer une exposition de cadrans solaires à la salle de l’académie avant l’arrivée de nos invités. Cadrans récents, maquettes en carton et cadrans anciens se côtoient et seront très appréciés par les participants à cette journée.

Neuf heures, ouverture de la séance devant une soixantaine de personnes par Philippe Sauvageot, nouveau président de la CCS.

Mr Sauvageot nous informe de tout ce qui à trait à la vie de la commission et met à l’honneur un de nos membre qui se verra remettre par la Société d’Astronomie de France le prix Dorothéa Klumpke-Roberts (astronome 1861-1942). Retraité, passionné de gnomonique, Michel Ugon étudie des cadrans anciens et publie régulièrement dans nos revues Cadran Info et l’Astronomie.

Viennent ensuite les différentes présentations : Pierre Causeret, régional de l’étape, nous propose  les cadrans lunaires, ou comment trouver l’heure avec la lune. Plusieurs méthodes sont possibles.

-A partir de l’ombre portée sur un cadran solaire et l’utilisation d’un tableau qui tient compte des phases de la lune (photo 1), comme à Cambridge ou, plus près de nous, sur le château de Béru dans l’Yonne.

-A l’aide d’un cadran comportant un disque mobile qui une fois réglé indique directement l’heure solaire locale (photo 2) ou d’un cadran dont le tracé intègre les phases de la lune afin d’indiquer l’heure solaire.

Alain Ferreira, qui se propose d’en faire l’inventaire, nous donne les principes de base du fonctionnement des astrolabes. Ces appareils réglables, véritables objets d’art, indiquent principalement l’emplacement des étoiles. Utilisés également comme cadrans solaires, ils servaient pour la navigation.

Jean Louis Gulon nous explique l’équation du temps à l’aide d’une machine de sa fabrication. En bois, 2m x 1 ,50m, engrenages, cames et roues, on s’attend à tout mais c’est bien la courbe en huit de l’équation du temps qui s’inscrit sur le papier millimétré. Impressionnant de précision. (Photo « machine infernale »)

Pierre Juillot étudie le style profilé inventé par Martin Bernhardt. La forme de ce style polaire doit permettre d’obtenir directement l’heure officielle sur un cadran dont la table est équatoriale.

Yvon Massé présente le cadran analemmatique du parc de la Colombière qui, initialement installé au jardin Darcy, fonctionne aujourd’hui au bord de l’Ouche.

Gérard Oudenot et les volvelles lunaires des cadrans solaires portables. Dispositifs qui utilisent la clarté lunaire pour obtenir l’heure solaire. Différences entre volvelles françaises et volvelles allemandes.

C’est avec un livre de Gérard Oudenot, alors responsable du département astronomie du palais de la découverte, que j’ai commencé mes maquettes de cadrans solaires. C’est déjà bien loin tout ça.

Francis Raymann a développé un programme informatique afin d’obtenir les lignes horaires d’un cadran par l’utilisation des tracés équicurvilignes.

Denis Scheider nous conte l’histoire de deux cadrans canoniaux et Michel Ugon termine en nous présentant deux ensembles gnomoniques. Le premier daté 1699, conservé à l’église de St Mars sous Ballon (Sarthe) comporte six cadrans et l’autre, une table en bronze gravée par l’abbé Rasquin 150 ans plus tard dans les Ardennes.

La journée studieuse de cette rencontre va se poursuivre par une réception aux cuisines ducales de l’hôtel de ville ou nous sommes reçus par Mr Yves Bertheloot adjoint au maire, délégué à la culture et au patrimoine, pour un Kir traditionnel. Viendra ensuite un repas au Restaurant « Les Œnophiles » et pour certains un passage par l’observatoire de Corcelles pour une soirée observation.

Le dimanche matin sera consacré à la visite des cadrans solaires de Dijon intra-muros. Grâce à une préparation soignée de cette visite nous avons eu accès à tous les lieux habituellement fermés au public comme la salle de la méridienne de la tour Philippe le Bon, la cour de la Nef, l’hôtel de Voguë et la cour privée de la rue Charrue. Le musée de la vie bourguignonne avait accepté quelques cadrans anciens en dépôt temporaire et sorti des cadrans habituellement en réserve. Bien qu’actuellement en travaux et fermé au public, Mr Christian Vernoux nous a aimablement reçu pour nous présenter le musée archéologique et surtout le cadran horizontal tracé par Guillaume Ocquidem en 1607 et qui lui servit de pierre tombale quelques années plus tard.

Après la pause repas à la maison Millière, nous nous sommes déplacés vers les cadrans extérieurs : le parc de la Colombière, Talant, Plombières et l’observatoire de Corcelles les Monts.

Ce week-end dijonnais placé sous le signe du soleil s’est parfaitement déroulé, les interventions étaient très intéressantes et les participants enchantés de leur séjour en Bourgogne.

Bernard Simon

06 17 28 77 79

simonbeaune@hotmail.fr